Certains d'entre vous étaient-ils à Bercy pour Metallica ?
J'espère que ce n'est pas la honte à vos yeux d'aimer (que dis-je, aimer ? vénérer) Metallica. Certes, c'est beaucoup moins fin que Tool , mais enfin c'est aussi autre chose, de différent. En tout cas, moi j'y étais le 1er avril et c'était quelque chose. Je vous livre ici quelques impressions parce que je me sens un peu seule avec mon enthousiasme débordant. Avec toute la neutralité et l'objectivité, et surtout les propos plein de mesure et de modération qui me caractérisent.
Genre de concert à vous rendre muet pour l’éternité.
La configuration du concert était en scène centrale. J’étais assez idéalement placée dans les gradins pour profiter au mieux de tout.
The Sword a ouvert le concert. Leur musique m’a semblé attirante, mais ils ont eu un son pourravissime (une tradition pour les premières parties de Metallica ?). On n’entendait guère plus que la pulsation rythmique. Tout le monde n’a pas le charisme de Slipknot pour transcender la pourriture du son (ah oui parce que, en plus, j'aime Slipknot...)
Machine Head
Les ayant vus en première partie de Slipknot (encore !!) cet automne , et ayant assez (beaucoup) détesté, je m’étais préparée à me les farcir une deuxième fois. En fait, je les ai trouvés vraiment très bons cette fois, c’était très fort. J’ai vraiment eu l’impression d’assister à un tout autre concert. Peut-être dû au fait qu’ils ouvraient pour Metallica, ça doit mettre un sacré coup d’adrénaline, et peut-être même un petit peu d’inspiration, pour un groupe qui m’en avait paru totalement dépourvu. En tout cas, (et c’était fort appréciable de mon point de vue), le leader du groupe, dont je préfère oublier le nom, a considérablement moins étalé sa stupidité galopante à la sauce fuck fucking fuck qu’à Slipknot, peut-être parce qu’ils savaient qu’avec le public de Metallica il fallait peut-être le jouer un peu plus fin.
Bref, après ça, ça promettait très fort pour The Gods et j’ai préparé mon parachute.
METALLICA
Le décor 2009 reprenait l’artwork de la la pochette de Death Magnetic , avec huit cercueils géants, suspendus aux structures de Bercy, qui ont bougé pendant tout le concert en projetant des lumières.
Lars Ulrich, était placé sur un plateau tournant qui pivotait de 90 degrés. Les autres se déplaçaient selon une chorégraphie où tout le monde trouvait son compte.
Le concert a commencé avec “That Was Just Your Life”, et puis.....................................
Tout était parfait, cosmique. Ces mecs-là sont directement branchés sur les étoiles et vous y donnent un accès royal. James Hetfield, divin joaillier du metal à la sidérante inspiration, on s’agenouillerait devant lui (je l’ai d’ailleurs fait). Ils ne s’arrêtent jamais, chaque nouveau morceau rebondit sur les dernières étincelles du précédent, ceci pendant deux heures.
C’était le concert du siècle, le groupe du siècle dont on parlera encore dans 200 ans.
J’ai été fière et reconnaissante d’être là, c’était un immense cadeau.
Le set, avant le rappel, s’est terminé par «Nothing Else Matters» et «Enter Sandman».
Sans doute le moment le plus fort avec «Master of Puppets». Après le concert du siècle et le groupe du siècle, je dirais : «Enter sandman», la chanson du siècle.
Pour le rappel, ils ont joué «Stone Dead Forever» de Motorhead, «Phantom Lord», et «Seek and Destroy».
Le concert s’est achevé par un lâché de ballons noirs.
Ceux qui étaient dans ma proximité immédiate devraient se souvenir un peu de moi pendant quelque temps, pas deux cents ans quand même.
Ça m’a déchiré le cerveau par le milieu jusques aux tripes.
J'en suis encore quelque part entre la voie lactée et le plafond de Bercy, accrochée à un cercueil par les cheveux.
... ben quoi ?
Setlist :
That Was Just Your Life
The End Of The Line
Harvester Of Sorrow
Disposable Heroes
One
Broken, Beat And Scarred
Cyanide
Sad But True
The Unforgiven
The Juda Kiss
The Day That Never Comes
Master Of Puppets
Damage, Inc.
Nothing Else Matters
Enter Sandman
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Stone Dead Forever
Phantom Lord
Seek and Destroy