Bonjour à tous, ceci est un premier post pour dire autre chose que bonjour j’habite a paris etc…
Je rattrape mon retard, parcours le forum, les vieux postes, apprends à vous découvrir derrières, genre les histoires d’amours entre The Scrythe-Meister & Moon, Fabienne dont le style n’égale que sa sensibilité, et tous les autres.
Bref.
Si je poste ici, c’est aussi pour témoigner de mes impressions sur le concert du 10.12.06.
Ceci n’est pas un résumé objectif du concert, je n’analyserais pas la qualité du son, la pertinence de la set list, je ne jaugerai pas de la forme du groupe.
C’est est une tentative, pour expliquer la manière dont j’ai vécu le concert.
Ce n’était pas mon premier concert de tool, mais c’était le plus intense.
J’me pointe là bas avec ma clique de pote spécial concert. Tout le monde est excités, on sait pas trop à quoi s’attendre.
Quand Mastodon ouvre le bal, on est un peu dessus. J’aime bien le groupe, mais pour avoir vu des vidéos de leur concert je m’attendais un peu une déception à la System of a down (un groupe bon en studio, mais pas en concert)
La déception était effectivement au rdv, le groupe m’a fait l’effet d’une bande de texans vénère, (des Texans qu’ont même pas fait le blood and thunder qu’on attendait tous)
Bhoo !!!
Puis tout le monde se barre fumer sa clope et on en profite pour voir si y’a des slips en cuir en promo.
On y retourne, et on se pose dans les gradins… bha ouaip le dernier concert je l’avais fait dans la fosse et mes potes qui étaient dans les gradins m’avait dit (une peu comme Lysis le dit) Tool, de loin c’est encore un autre spectacle.
Alors moi, cette fois je tente le coup.
Paf les lumières tombent, ça commence à gueuler et la, on entend un guitare qui sature !
A peine le temps de me dire (merde, ils ré-ouvrent avec Lost Keys), que Bame ! Ma poitrine prend un slap de basse signé Stinkfist.
Direct j’ai envie de sauter au plafond ! Et je me dis merde ! Le public des gradins est décidément pas le même que celui de la fosse, personne lève son cul !!!
Je regard mes potes et ils me renvoient le même regard. Ni une ni deux !
On s’attrape par la main, les bras, le T shirt, les cheveux, et ont commence à dévaler les gradins tous ensembles direction le centre de la fausse !!!
(Oauip, si une tribu de malades ont fait des bonds en prenant appuis sur votre épaule 30 seconds après le début du concert pour rejoindre la fausse, c’était sûrement nous, désolé, envoyez moi la note du teinturier)
30 secondes plus tard, je suis à 5 mètres de Justin et je peux enfin sautiller ! Il était temps…
Et hop 46n2 ! Ça tombe bien j’avais envie de chanter
Je commence à libérer l’énergie !
A la fin du morceau, je reprends mon souffle, je regarde mes amis, on à des étoiles dans les yeux, ont se sourit bêtement, on aime le moment présent, et la, paf, le Riff de Jambi est lâché !
Rha !!! La pression monte, Jambi c’est tellement efficace, et nous voici ré-aspirés dans la chanson.
Une fois Jambi terminé, j’me tourne vers une amie, on échange des regards à base de « c’est trop bon », et je me revois lui dire « Si ils jouent Schism ce soir, c’est le 14 Juillet dans mon calbute direct »
Et la devinez quoi (bha oui maintenant vous le savez, vous avez la set list, mais sur le moment j’vous assure que ça a été magique) quand les premières notes de Schism résonnent.
La dessus je me fonds dans le morceau et je repart, la guitare sature, je me dis Kool, Lost Keys & Rosetta Stoned !
(A noter que dans la version studio j’ai un orgasme à 8,30 Min. à tout les coups) et ça tout mes potes le savaient, ça ma fait donc chaud au cœur quand à ce moment précise de la chanson tout mes potes m’ont regardés, pour bien vérifier que je kiff.)
Puis Swamp song, je m’attendais à tout sauf à ça ! Avec la super coupure « Are you ok ? Sur ?? » Et Bam !! Ça repart.
Les trois cercles de lumières dont jusqu'à présent j’avais rien à battre, se mettent à bouger sur une ambiance musicale hypnotique.
J’ai les yeux vissés en l’air, et je vous avoue que c’est à partir de ce moment précis du concert, que pour la première fois, je prends un vrai tripe en concert.
Une sorte de transe hypnotique. Les wing’s m’ont complètement emportés. J’avais l’impression de former une sorte de tout avec le publique, de faire partie d’un flot, et la seconde d’après d’être parfaitement à ma place, et de me sentir ête une sorte de corps étranger dans cette fausse, comme une greffe que l’on rejette. Bref, il est évident que je perds le contrôle.
Je me rappelle que la guitare des wing m’emmène (au tout début), me faisait pensait à une petite manivelle à musique que j’avais quand j’étais petit, que je tournais très vite, puis de moins en moins vite… et bam j’me retrouve encore dans la fausse, et la un laser vert se multiplie. Puis devient un ciel ou des nuages se reflètent.
J’avais l’impression que le concert passait de la 2D à la 3D.
J’avais l’impression d’être au centre de quelques choses.
Wings for mary, c’était comme lorsque l’on s’assoupit, le soir. On plonge progressivement du conscient à l’inconscient. On contrôle de moins en moins ces pensés, puis on repense à une chose précise, le conscient reprend le dessus, cette chose nous amène à une autre, et lorsque l’inconscient reprend le dessus, on s’endort.
10 000 days, je ne l’ai pas vu, je ne l’ai pas entendu,
je l’ai rêvé …
Je me revois sous un ciel vert, ou des nuages défilent, la voix de MJK n’a jamais été aussi planante, aussi apaisante que ce moment là. Il ma berçait.
Je me rappelle aussi, du moment ou j’ai eu l’impression de redescendre, j’avais les yeux en l’air, des nuages passaient au dessus, puis je baisse les yeux, sur les écrans géants, les nuages gris m’emportent, se teintent de rouge. Ca allait tellement bien avec cette sensation de planer.
Moment onirique. Jamais je n’avais ressenti à tel point toute la dimension religieuse de 10 000 days. Religieuse, le mot est lâché, et il est pesé.
Les dernières notes de 10 000 Days furent un atterrissage en douceur, certes, mais je n’ai pu reprendre pleinement possession de mes moyens qu’a la moitié de Lateralus.
Je me souviens, qu’à ce moment là, des mecs avec des torches étaient en train d’évacuer un mec qui avait apparemment fait un malaise dans la fosse, et je m’étais étonné de voir un sourire figeait sur le visage du mec. Il marchait à peine, il se faisait à moitié porter, et il avait le visage le plus serein du monde.
(Avouez, ça fait bien sur réaliste)
Sur Vicarious, je me suis réveillé, et me suis dit !merde mais ressaisi toi la mec !
Je me suis effectivement re saisi.
Sur Aenema, j’ai chanté, j’ai dansé, j’ai hurlé : LEARN TO SWIM !!!!
Je savais bien que c’était le dernier morceau, et je voulais être tout à fait sur de repartir à genou, libéré de toute cette énergie.
Ce n’était pas un concert pour moi, c’était la grande messe !